Bonjour
1- Lancement Agenda de la presse 2008 le mercredi à 15 au CNCB
2- l'UPMB a organisé le 18 décembre une marche contre les tentatives de musellement de la presse béninoise et les bastonnades de professionnels des médias, notamment
le dernier cas en date, le cas de la bavure de la part des forces de l’ordre, notamment le cas du mercredi 5 décembre 2007, les éléments de la Gendarmerie nationale ont arrêté, tabassé, molesté,
torturé et mis nu au violon comme un vulgaire malfrat le cadreur Bernard Oyekou du Groupe de presse « La Gazette du Golfe» alors que ce dernier était sur son lieu de reportage
à Ikpinlè.
Voici les deux déclarations
Communique de presse
Protestation contre les dérives des forces de l’ordre
Le Bureau Exécutif de l’Union des professionnels des médias du Bénin vient de connaître encore d’un cas de bavure de la part des forces de l’ordre béninoises.
Le mercredi 4 décembre 2007, les forces de l’ordre ont arrêté, tabassé, molesté et torturé le cadreur Bernard Oyekou du Groupe de presse « La Gazette du Golfe» sur
son lieu de reportage à Ikpinlè (département du Plateau), à l’occasion d’une marche de protestation des coopérateurs de l’URCAR.
Estimant que le journaliste les aurait filmé, les forces de l’ordre l’ont pris manu militari, saisi sa camera, l’ont tabassé et mis nu au violon de la brigade de gendarmerie de Pobè, comme un
vulgaire malfrat.
Cet acte des forces de l’ordre est une violation flagrante de la liberté de presse et des droits de l’homme d’une part et une menace grave contre la démocratie béninoise d’autre
part.
-Considérant qu’aucune loi n’interdit au cadreur d’un organe de presse de filmer une activité publique ;
-Constatant que c’est sous le régime actuel que le Bénin a reculé drastiquement dans le classement de « Reporters sans frontières » par rapport au respect de la liberté de presse ;
-Constatant la répétition, depuis le début de l’ère du changement, d’actes attentatoires à la liberté de presse (des cas d’interpellation et de détention en garde à vue de professionnels des
médias), alors que les lois en vigueur sur la presse interdisent la détention préventive en matière d’infraction de presse ;
L’Union des professionnels des médias du Bénin proteste avec la dernière vigueur contre cette dérive attentatoire à la liberté de presse au Bénin ;
-Condamne ces élans rétrogrades qui rappellent un passé noir de l’histoire mouvementée du Bénin ;
-Exige des forces de l’ordre des excuses publiques à la victime et à toute la presse béninoise ;
-Invite tous les professionnels des médias du Bénin à se mobiliser pour barrer la route aux prédateurs de la liberté de presse chèrement conquise de hautes luttes et leur demande de se tenir
prêts pour des actions prochaines contre cette volonté manifeste tendant à empêcher les professionnels des médias de faire leur travail.
Fait à Cotonou le 6 décembre 2007
Pour le Bureau Exécutif,
Le Président
Brice Houssou
Motion d’exhortation l’Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB)
à l’endroit de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication
contre les menaces à la liberté de presse
- Vu la Constitution du 11 décembre 1990 qui, dans son préambule, réaffirme l’attachement du
peuple béninois à l’Etat de droit, à la démocratie, au pluralisme et au respect des droits fondamentaux, des libertés publiques et de la dignité de la personne humaine ;
- Vu la Constitution du 11 décembre 1990 qui, en son article 24 dispose que « la
liberté de presse est reconnue et garantie par l’Etat et est protégée par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication…. »
- Considérant que depuis le début de l’ère du changement, on observe une répétition, d’actes
attentatoires à la liberté de presse tels que des interpellations et des détentions en garde à vue de professionnels des médias, alors que les lois en vigueur sur la presse, notamment la loi
97-010 du 20 août 1997 en son article 107, interdisent la détention préventive en matière d’infraction de presse ;
- Considérant que c’est sous le régime actuel que le Bénin a reculé drastiquement dans le
classement de « Reporters sans frontières » par rapport au respect de la liberté de presse ;
- Vu le dernier cas de bavure de la part des forces de l’ordre béninoises,
notamment le cas du mercredi 4 décembre 2007, où les éléments de la Gendarmerie nationale ont arrêté, tabassé, molesté, torturé et mis nu au violon comme un vulgaire malfrat
le cadreur Bernard Oyekou du Groupe de presse « La Gazette du Golfe» alors que ce dernier était sur son lieu de reportage à Ikpinlè
L’Union des professionnels des médias du Bénin :
- élève une vie protestation contre cette dérive grave et attentatoire à la liberté de presse et à la démocratie au Bénin ;
- rappelle à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication sa mission de protection de la liberté de presse ;
- invite la HAAC à engager des actions utiles et nécessaires envers le pouvoir exécutif et les autres institutions de la République dans le cadre du respect et de la protection de la liberté de
presse ;
- et déclare : « bastonnades, détention arbitraire et illégale de professionnels des médias : PLUS JAMAIS ça au Bénin! »
Fait à Cotonou le 18 décembre 2007
Pour le Bureau Exécutif de l’UPMB
Le Président
Brice Houssou